Par Elena Sender le 13.11.2016 à 17h00

Des scientifiques tentent de reproduire en laboratoire des « expériences de mort imminente » afin de percer le secret du fonctionnement du cerveau. Nouvelles découvertes sur cet état limite qui peut survenir plus souvent qu’on ne le pense.

 

C’est en traversant la rue que Danielle a été heurtée de plein fouet par un tramway. « Ce fut d’abord un trou noir, raconte-telle, puis j’étais dans un tunnel attirée par une lumière merveilleuse, un amour inconditionnel. J’ai ressenti un bien-être jamais éprouvé. Des êtres lumineux m’ont accueillie, ils communiquaient sans parler. » Trente-cinq ans plus tard, cette pétillante professeure de yoga n’a rien oublié. « J’ai eu un choix à faire : partir ou revenir. Puis soudain je me suis vue d’en haut, allongée sur un lit. Je voyais la salle blanche et les gens habillés en vert. Je me suis réveillée dans une chambre d’hôpital. » Visions, tunnel, lumière, décorporation, paix, rencontre avec des défunts… Danielle a vécu ce que l’on appelle une « expérience de mort imminente » (EMI), médiatisée par le psychiatre américain Raymond Moody dans les années 1970 à la suite de récits de patients récupérant d’un coma. Bruce Greyson, professeur émérite de psychiatrie à l’université de Virginie, aux États-Unis, a, lui, créé en 1983 une échelle de mesure en 16 questions qui, à partir de sept réponses positives, valide l’EMI (voir en bas d’article). Aujourd’hui il définit celle-ci comme « un événement psychologique profond avec des éléments transcendantaux et mystiques survenant chez des individus proches de la mort ». Sa fréquence serait de 2 à 12 % chez les personnes victimes d’arrêt cardiaque selon une méta-analyse de 2008. Est-ce la réaction d’un cerveau en détresse ou la preuve de la séparation entre le corps et l’esprit ?

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