La pandémie mondiale du SRAS-CoV-2 a déjà fait des milliers de morts à travers le monde, laissant des familles éplorées et culpabilisées par la brutalité et la solitude des décès de leurs proches à l’hôpital, dans les EHPAD et des soignants exsangues et traumatisés par l’urgence, le manque de moyens et la peur.
Pourtant, c’est à ces soignants épuisés et débordés par l’ampleur de la pandémie que revient le souci éthique de prendre soin des vivants et des morts. Dans ce contexte de crise aiguë, il leur est particulièrement difficile de veiller à instaurer un cadre sécurisant dans ces moments aux frontières de la mort.
Face à l’irruption « massive » de la mort, l’accompagnement de la fin de vie prend en effet une toute autre dimension, nécessitant la mise en commun de réflexions transdisciplinaires, de témoignages, d’initiatives pour répondre tous ensemble aux attentes et aux questions de la société : comment adoucir la fin de vie ? mieux la préparer ? ne pas oublier les familles, les proches ?
Ce sera un axe fort qu’étudiera le fonds Médecine et États de Conscience dans son programme de recherche et qui sera abordé lors de son premier colloque les 6 et 7 novembre prochains.


Isabelle Delattre, membre du comité stratégique