Qui va vite, ira doucement ! Proverbe sicilien qui illustre si bien le coup d’arrêt donné à notre course folle vers toujours plus, toujours plus vite, faisant fi des dégâts : à la faune, la flore, à nos proches et à nous-mêmes.

Nos sociétés, si convaincues d’avoir « dominé » la nature, qui se projettent de façon grotesque vers la colonisation de la planète Mars, malgré leur toute puissance et l’expertise accumulées, sont mises à genoux par un micro- organisme.

Un péché d’orgueil qui demeure encore un dernier avertissement à moindre frais, même si des milliers d’hommes et de femmes meurent et des familles endeuillées ne peuvent pas les accompagner.

Nous allons devoir nous poser, pour réfléchir, méditer, respirer.  D’abord pour soigner nos plaies, essayer de comprendre ce qui vient de nous arriver et enfin réinterroger notre vision de notre futur collectif et individuel et, par voie de conséquence, de nos modes de vie.

Antoine Vaccaro, membre du comité stratégique