L’évènement

Le Pr. Steven Laureys et le Fonds Médecine et États de Conscience ont besoin de vous pour approfondir la connaissance sur les EMI et les états de Conscience aux Frontières de la Mort.

De nos jours, on peut survivre à tout sauf à la mort. Oscar Wilde aurait-il osé cette formule s’il avait rencontré Eben Alexander, Corine Sombrun ou Philippe Lançon ?

Le 10 novembre 2008, le neurochirurgien Eben Alexander, atteint d’une méningite bactérienne virulente sombre dans le coma. À son réveil, il raconte son expérience de mort imminente qui bouleversera son rapport au monde : « j’étais guidé par une mélodie tournoyante vers la vallée du passage, un monde bien plus vibrant, bien plus vivant que tout ce que j’avais pu vivre dans mon corps physique… puis jusqu’au noyau, accompagné d’une femme assise à côté de moi sur une aile de papillon ». Il découvre à son retour à la vie qu’elle est sa sœur biologique dont il ignorait l’existence jusqu’alors.

Corine Sombrun part en Mongolie après la mort de son âme soeur. En immersion dans un clan mongol  pour un reportage, elle entre en transe au cours d’une cérémonie chamanique au tambour. On lui dit qu’elle est chamane, elle est persuadée que le son de l’instrument a modifié le comportement de son cerveau. Pendant huit ans elle est formée aux techniques de transe qui l’amènent à développer un contact avec ce que les chamans appellent « le monde des esprits ». À l’origine des premières recherches en neurosciences sur la transe chamanique mongole, elle collabore depuis 2007 avec des neuroscientifiques pour mieux comprendre les mécanismes physiologiques de ces états de transe.
©philippedobrowolska
Le 7 janvier 2015, 11h28, la réunion des journalistes de Charlie Hebdo se termine : Philippe Lançon s’attarde pour montrer une photo du jazzman Elvin Jones à son ami Cabu. Les balles crépitent, les hommes noirs s’acharnent. Wolinski, Tignous, Charb, Bernard Maris, Cabu s’effondrent tués sur le coup. « J’étais blessé, assez immobile et la tête baignant dans probablement déjà assez de sang pour que le tueur, en s’approchant, n’ait pas jugé nécessaire de m’achever. Je l’ai senti soudain presque au-dessus de moi… Je l’entendais respirer, flotter, hésiter peut-être, je me sentais vivant et presque déjà mort, l’un et l’autre, l’un dans l’autre, pris dans son regard et son souffle…» écrit-il dans Le Lambeau.

On les a donnés pour mort, ils se sont crus mort, ils ont frôlé, rencontré, salué la mort… et sont revenus. Ils ont fait ce que même l’auteur de Dorian Gray ne se serait pas risqué à imaginer et qu’aujourd’hui, les neurosciences permettent d’étudier : la mort et les états de conscience modifiés aux frontières de la vie. Le 21ème siècle accueille ses révolutions silencieuses : l’épigénétique et la transmission de l’acquis, la physique quantique et ses conséquences sur notre représentation du monde des possibles, les neurosciences et leur confirmation que la pensée est créatrice, la méditation de pleine conscience et sa place en thérapie. À l’heure où les robots semblent menacer la valeur ajoutée de l’Être humain, où la question de la fin de vie agite les controverses et pose la question du « Bien Mourir », les recherches sur la Conscience Humaine et ses potentialités s’imposent.

Les expériences de mort imminente (EMI/NDE) constituent un modèle d’exploration de la conscience qui allie la subjectivité et la science. La plupart des expériencieurs parlent d’une vision du Monde transformée, nous ne pouvons plus ignorer leur contribution scientifique. Comment intégrer ces données subjectives ? Quel statut scientifique leur accorder ? Nous devons nous doter d’approches scientifiques interdisciplinaires pour éclairer la question de la Conscience.

Les 6 et 8 Novembre prochains, en deux jours rythmés par une alternance d’interventions de chercheurs, de philosophes, de physiciens, d’artistes, de témoignages en direct de personnes ayant expérimenté des états de conscience modifiés et d’expériences, le public des professionnels de santé (vendredi 6 Novembre 2020) et le grand public (samedi 7 Novembre 2020) tenteront de mieux comprendre ces états si particuliers qui pourront, un jour, prendre toute une réalité pour chacun d’entre nous.